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Un simple chemin

Dans cette conversation avec Raymond Demierre, nous avons un aperçu de la façon dont l'espace est lentement façonné par ses utilisateurs, petit à petit. Raymond travaille dans le quartier depuis plusieurs années. Il a observé les différents usagers qui vont et viennent en utilisant la forêt et le parc pour diverses activités - y compris la collecte de vers pour la pêche.


Pour lui, la forêt est littéralement une bouffée d'air frais dont profitent les appartements du quartier. Cependant, la forêt n'est pas simplement une présence physique. Elle invite les passants à l'utiliser et est constamment modelée par cette utilisation. L'existence de sentiers dans une forêt est une expression importante de ce processus.


Historiquement, les forêts sont pleines de sentiers, formés par les pieds de ceux qui traversent ses routes. Ils changent de direction, s'ouvrent et se referment au gré des différentes vagues de fonctions qui montent et descendent à différents moments. Lorsque les clôtures s'opposent au rythme des utilisateurs, elles bloquent quelque chose de vital. Et souvent, il ne suffit pas de se débarrasser d'une barrière ou d'une grille gênante.


La suppression d'une barrière ne crée pas une passerelle. Ce qui la crée, c'est l'acte d'aller et venir. Permettre à la forêt de s'épanouir va de pair avec l'existence de voies multiples et de petits sentiers. Ceux-ci sont différents d'une grande voie ou d'une route - qui fixe les mouvements et finit par s'inscrire dans un projet de contrôle de ceux-ci.


La distinction faite par Raymond Demierre entre la grande voie ou la route et le parcours du promeneur est une leçon intéressante pour nous rappeler qu'un sentier n'est jamais "juste un sentier".


Interview avec Raymond Demierre, un voisin du bâtiment de la FICR.

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